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Famille Franchère
Son commerce
Généalogie partielles des Franchère
À Saint-Mathias-sur-Richelieu
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SON COMMERCE

En plus d'un magasin de vente au détail, Timothée Franchère fait du négoce de produits agricoles, les grains, surtout le blé qu'il expédie à Québec (Paul Bertrand, 7 juin 1825, 7 septembre 1830; 10 février 1846). Il vend aussi du bois, le pin, le frêne, le cèdre, l'épinette rouge (Paul Bertrand, 19 décembre 1825; 2 décembre 1828; 21 février 1829), des animaux (Théophile Lemay, 29 janvier 1836), des terrains (Paul Bertrand, 27 juin 1839; 30 août 1841; 20 janvier 1847). Il fait dans le prêt d'argent aux habitants (Paul Bertrand, décembre 1825; en mars et avril 1835; 29 août 1848). Il possède une barge pour le transport de ses marchandises, La Cordélia, qu'il échange pour La Caroline (Paul Bertrand, 16 août 1831; 18 octobre 1831; 24 mai 1839; Charles-Gédéon Coursoles, 7 novembre 1835). Il ne néglige aucune source de bénéfices, comme les revenus de moulins à scie ou les recettes des ponts à péage (Paul Bertrand, 1 octobre 1838; 10 mars 1846; 10 août 1848).

 

La maison Franchère - CommerceIl est établi en société avec Charles Mongeau, qui avait ouvert une succursale à Saint-Athanase (Paul Bertrand, 27 janvier 1835; 6 juin 1841).

 

Quelques revenus de placements lui permettent de verser des rentes à des membres de sa famille. Timothée Franchère transfère à dame Marguerite Franchère, veuve de feu René-Séraphim Bourdages de Sainte-Marie... une rente annuelle et perpétuelle de 720 livres au capital de la somme de 12 000 livres, suivant ce qui est porté au constitut consenti par Hyacinthe-Marie Delorme à la succession de feu Pierre Brunet, le 1 juillet 1812, devant le notaire Pétrimoulx... (Paul Bertrand, 21 août 1840).

 

Après son décès, la veuve Franchère donne procuration à Jean-Baptiste Monty, marchand de Saint-Mathias, de gérer et administrer les biens de la succession (Paul Bertrand, 11 octobre 1849 et 17 octobre 1849). A son tour, Jean-Baptiste Monty donne procuration à Edmond Dorval, commis-marchand, de gérer et administrer les biens de la communauté de feu Franchère (Paul Bertrand, 12 octobre 1849).

 

En décembre 1849 et en janvier 1850, Jean-Baptiste Monty entreprend de faire signer plusieurs obligations aux débiteurs de Timothée Franchère et de récupérer ces dettes dormantes.

 

L'INVENTAIRE de FEU TIMOTHÉE FRANCHÈRE

L'inventaire après décès de feu Timothée Franchère constitue un document volumineux de 206 pages de renseignements très détaillés. La communauté familiale laisse cinq enfants héritiers qui se partagent un actif immobilier intéressant, sans compter les créances et les obligations (Paul Bertrand, 5 juillet 1850).

 

La veuve Faribault déclare qu'elle a perçu du gouvernement pour les pertes du dit défunt pendant les troubles de 1837-1838, 837 livres. Elle a reçu pour la vente des parts dans la Compagnie du Richelieu, 146 livres, 19 chelins.

 

Il y a deux pianos dans la maison; on découvre trois portraits dans le salle de compagnie représentants Pie IX, Jacques Cartier et l'évêque Plessis.

 

L'inventaire comporte aussi de l'or en bijoux et de l'argenterie, etc. Il serait fastidieux de détailler ici un inventaire aussi impressionnant.

La veuve Timothée Franchère, Éléonore Faribault, s'associe à François-Xavier Mongeon, marchand de Saint-Athanase, après le décès de son mari (Paul Bertrand, 17 février 1850). L'association prévoit établir un magasin au village de Richelieu, sous le nom de Franchère et Mongeon, pour trois ans ou pour cinq ans, si les affaires vont bien. Cette société dure jusqu'en 1855.



 
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