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Famille Franchère
Son commerce
Généalogie partielles des Franchère
À Saint-Mathias-sur-Richelieu
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À SAINT-MATHIAS-SUR-RICHELIEU

Les frères Joseph et Timothée Franchère se seraient installés à Saint-Mathias en l'année 1815.

 

Joseph Franchère (1785-1827), aussi marchand, frère de Timothée, fut élu député de Bedford en avril 1820; élu par 755 voix contre John Jones, 723 voix, dans le comté de Bedford le 3 avril 1820 (La Gazette de Québec, 3 avril 1820). Il est battu en juillet 1820 par John Jones, mais réélu à une partielle en mars1822. Il s'était engagé activement dans les entreprises de navigation à vapeur en 1820 et en 1823 en s'associant à la trentaine de marchands et de seigneurs de la région du Richelieu pour se doter de bateaux à vapeur. Major de milice, il est demeuré célibataire. Atteint de maladie, il rédige son testament, le 30 décembre 1826, où il fait des dons en argent et en or.

 

Joseph Franchère demande dans son testament que son corps, après son décès, soit ouvert par les médecins et docteurs qui l'auraient soigné durant sa dernière maladie; que, si Rémi-Séraphin Bourdages refusait d'opérer dans cette occasion, il le prie de nommer un autre chirurgien pour aider et assister à l'opération; qu'il soit libre à tout ami et parent d'assister à la dite opération. Joseph Franchère sera inhumé dans le cimetière de Saint-Mathias, le 18 janvier 1827 (René Boileau; 30 décembre 1826; Gaston Deschênes, Dictionnaire des parlementaires du Québec, 1792-1992). Nous ignorons si cette autopsie a eu lieu. Nous considérons que cette demande, plutôt exceptionnelle, manifeste une ouverture d'esprit peu commune, à cette époque où l'espérance de la résurrection commande de conserver l'intégralité du corps.

 

Timothée Franchère (1790-1849), fils d'Antoine et de Marie-Josephte Nicolas, a épousé Louise-Eugénie-Éléonore Faribault (1800-1869), fille du juge Joseph-Édouard Faribault et de Marie-Anne-Élise Poudret à L'Assomption, le 18 octobre 1824. Le jounaliste écrit, lundi matin à onze heures, Timothée Franchère a épousé l'aimable et accomplie Louise-Eugénie-Éléonore Faribault, deuxième fille de Édouard Faribault, lieutenant-colonel de milice de la division de Lavaltrie, et ancien membre du parlement pour le comté de Leinster (Le Canadien, 27 octobre 1824).

 

En 1851, Éléonore avait cinquante ans et était veuve. Leurs enfants lors du recensement sont Georgina, quatorze ans; Laura, dix ans (Recensement de Saint-Mathias, 1851). Louise-Eugénie-Éléonore Faribault, décédée depuis six jours, à l'âge de 69 ans, est inhumée à Saint-Mathias le 8 janvier 1869. L'inventaire de feue Éléonore Faribault se trouve au greffe du notaire Scheffer (Charles-Gédéon Scheffer, le 25 janvier 1869). Des huit enfants de ce couple, cinq survivent:

Louise-Élisabeth-Joseph-Virginie, baptisée le 20 août 1825; inhumée à Saint-Mathias, le 25 juin 1826 (René Boileau, le 30 décembre 1826).

Cordélia-Sophie-Victoire Franchère (1827-1855), baptisée le 29 avril 1827, elle épouse le 30 janvier 1849 à Saint-Mathias, Charles-René-Léonide de Salaberry, major de milice de Saint-Mathias, fils de feu Charles-Michel et de Marie-Anne-Julie Hertel de Rouville. Elle avait vingt-quatre ans en 1851; Charles, bourgeois, avait trente ans. (Contrat de mariage, Paul Bertrand, 29 janvier 1849). Timothée a fait donation à Cordélie de 1/5 de tous les terrains et des emplacements (Paul Bertrand, 26 février 1849; 5 août 1850). Elle décède le 22 avril 1855 à Saint-Mathias, deux jours après sa belle-mère qui demeurait chez elle. Leurs enfants sont:

 

La maison Franchère

B-Léonidas-Joseph-Charles-Timothée de Salaberry (1849-1903), baptisé le 22 novembre 1849, avocat de Montréal. Il est resté sans descendance.

 

B-Marie-Anne-Cordélie-Lilia de Salaberry, baptisée le 14 juin 1851, parrain Melchior-Alphonse de Salaberry, représenté par Charles Boucher de Grosbois; marraine Amélie Faribault, représentée par Marguerite Sabatté. Elle épouse à L'Assomption, le 7 avril 1874, Louis-René La Roque de Roquebrune, fils de Louis-Isaac La Roque (-1865) et de Sophie Henriette Hertel de Rouville ( -1867), fille du seigneur René Hertel de Rouville.

 

Joseph-Benjamin-Timothée-Charles-Edmond Franchère (1829-1869), marchand, baptisé le 3 septembre 1829 Décédé depuis quatre jours, il est inhumé, âgé de quarante ans, à Saint-Mathias le 10 mars 1869. Lors de l'inventaire de feu son père, il était dit mineur émancipé par son mariage (Paul Bertrand, 26 juin 1849; 11 octobre 1849; 5 juillet 1850).

Edmond Franchère épouse à Notre-Dame-de-Montréal le 1 septembre 1848 (1) Aurélie Hawley (c1829-1864), mineure, fille de feu Samuel et de feue Marguerite Boyer. En 1851, Edmond, donne vingt-deux ans; Aurélie, vingt-quatre ans. Ils ont cinq enfants survivants, dont Anne, trois ans (Annie-Aurélie Franchère épousera François-Olivier-Alfred Larue, marchand) et Eugénie, deux ans. On mentionne un autre enfant, Charles Franchère, en 1869 (Paul-Solyme Bertrand, 29 juillet 1871; 9 février 1872). Aurélie Hawley est inhumée dans le caveau de l'église de Richelieu, le 14 novembre 1864. Il épousera (2) Marie Tétreault le 9 avril 1865 (Charles-Gédéon Scheffer, 11 octobre 1869; 30 novembre 1869; 1 mars 1870). Il aurait eu trois enfants de Marie Tétreault: Jean-Baptiste, Laura et Georgina (Charles-Gédéon Scheffer, 11 octobre 1869; 4 décembre 1873; Paul-Solyme Bertrand, 29 juillet 1871).

 

Il demeure à Chambly en 1865 (Paul Bertrand, 28 septembre 1865; Charles-Gédéon Scheffer, 7 décembre 1867; 11 décembre 1867; 23 décembre 1867). La veuve Marie Franchère, vingt-cinq ans; Jean, cinq ans; Laura, quatre ans; Georgina, deux ans, sont recensés à Chambly en 1871, no 52.

 

B- Marie-Laura-Scholastique Franchère, flle de feu Edmond et de Marie Tétreault, mère et tutrice, épouse Herménégilde Breault, maître meunier de Montréal (Charles-Gédéon Scheffer, 27 août 1883).

 

B- Georgina Franchère, fille de Marie Tétreau, épouse Désiré (Dézérie) Mercier, menuisier de Montréal (Charles-Gédéon Scheffer, 27 août 1887).

 

Éléonore Faribault, mère d'Edmond Franchère, avait fait cession à son fils de certains terrains; mais il les rétrocède à sa mère (Paul Bertrand, 5 août 1850 et 20 juin 1851. Paul-Solyme Bertrand, 31 mars 1852).

 

Gustave-Antoine Franchère (1834-1867), baptisé le 13 juillet 1834. Marchand, il est décédé le 1 novembre 1867. Porté disparu le premier novembre dernier et dont le corps a été retrouvé en bas des rapides de Chambly près des côtes de Saint-Mathias, le 28 du même mois, Gustave-Antoine Franchère est inhumé à Saint-Mathias, âgé de trente-trois ans, cinq mois, le 5 décembre 1867. L'inventaire de Gustave-Antoine Franchère se trouve au greffe du notaire Scheffer. Parmi les effets énumérés, se trouve une paire de bottes à la Napoléon (Charles-Gédéon Scheffer, 23 décembre 1867; 4 décembre 1873). Il est décédé sans enfants.

 

Paméla-Eugénie-Georgiana Franchère (1837-1915). Baptisée le 19 février 1837, elle épouse à Saint-Mathias, le 23 septembre 1861, Joseph-Honoré Demers, fils d'Honoré et de Sophie Ferré. Elle renonce à la communauté de feu Joseph-Honoré Demers, son mari (Charles-Gédéon Scheffer, 21 octobre 1869; Paul Bertrand, 27 octobre 1865). Sur leur monument au cimetière Saint-Joseph-de-Chambly, on lit: Joseph-Honoré Demers (1836-1914). Georgiana Franchère, son épouse (1837-1915).

 

Catherine-Caroline-Laura Franchère (1843- ), baptisée le 5 février 1843. Elle épouse Joseph-Cléophas Perrault, médecin de Beloeil, fils de Joseph-Cléophas de Saint-Hyacinthe et de Mélanie Pépin. (Paul Bertrand, 9 novembre 1864; 27 octobre 1865). Leur contrat de mariage, le 11 septembre 1866, se trouve au greffe du notaire Paul-Solyme Bertrand.

 

Malvina-Marguerite-Dillava Franchère, baptisée le 15 juillet 1832; inhumée le 12 juin 1834.

 

Alphonsine-Albina Franchère, baptisée le 3 mai 1840; inhumée le 7 mai 1841.



 
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