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Famille Franchère
Son commerce
Généalogie partielles des Franchère
À Saint-Mathias-sur-Richelieu
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NOTES ÉPARSES

L. Franchère junior, écuyer, épouse Ludivine de Saint-Félix, fille unique de Alex de Saint-Félix, écuyer de Saint-Charles, le 7 janvier 1856. (Le Courrier de Saint-Hyacinthe, 11 janvier 1856).

 

Louis Franchère est responsble de la poste à Milwaukee, Michigan. Gabriel Franchère, est responsble de la poste à Sault-Sainte-Marie, Michigan (Le Patriote Canadien, 14 août 1839).

 

Gabriel Franchère, le président de la société Saint-Jean-Baptiste de New York est à Saint-Jean depuis jeudi dernier et est descendu chez M. Laberge. Le vénérable vieillard, dont le nom est si bien connu comme ancien voyageur, porte avec vigueur ses soixante-dix-sept ans. Nous avons eu le plaisir de lui entendre rappeler son départ pour la Colombie, il y a cinquante-deux ans. Parti de Montréal pour Laprairie en canot, il fit un portage de Laprairie à Montréal (sic) (Serait-ce plutôt de La Prairie à Saint-Jean ?), puis un autre portage de Whitehall à l'Hudson pour se rendre, de là, à New York (Le Courrier de Saint-Hyacinthe, 29 octobre 1862).

 

Gabriel Franchère (Registre de Saint-Mathias, 18 janvier 1827) (cousin de Joseph, actuellement à Chambly: René Boileau, 30 décembre 1826)

 

Louis Franchère (Registre de Saint-Mathias, 18 janvier 1827)

 

Sophie Routier-Franchère, (Registre de Saint-Mathias, 29 avril 1827).

 

Jean-Baptiste Franchère, horloger à Montréal, 147, rue Notre-Dame (L'Aurore des Canadas, 24 novembre 1840; registre de Saint-Mathias). Orfèvre (Paul Bertrand, 30 mai 1840).

 

Vente d'une terre par Jacques-Félix Franchère de Marieville et Gustave Franchère de Saint-Mathias à Guillaume Adam et Edmond Ostiguy (Paul-Solyme Bertrand, 7 mai 1862).

 

DOCUMENTS

Le journal Le Canadien du 9 février 1825 rapporte l'incident suivant survenu à Chambly.

 

Nous avons appris qu'il est arrivé à Chambly, il y a quelques jours, un incident qui a été tout prêt (sic) d'étre fatal. Messires Franchère et Soupras, accompagnés de leur dames, furent dans ce village pour passer la soirée dans une partie d'amis et traversèrent le bassin sur la glace sans aucun danger, ni difficulté.

 

Pendant qu'ils jouissaient du plaisir de la société, l'eau du rapide monta sur la glace et fit baisser considérablement le chemin sur lequel ils avaient passé sans danger quelques heures auparavant, formant une espèce de gorge profonde et de soixante pieds de large.

 

À leur retour, pendant la nuit, ils furent se jeter à l'eau à grand train. Les chevaux perdirent bientôt fond; leurs carrioles, deux en nombre, chacune contenant quatre personnes, laissèrent aussitôt la glace et flottèrent dans l'eau, enfonçant et revenant alternativement sur l'eau. Les passagers effrayés avaient souvent de l'eau jusqu'au col et, à un moment donné, elle passa par dessus la tête de quelques dames.

 

Ce danger inattendu et l'ignorance de leur vraie situation les frapppa (sic) de consternation; tout ce qu'ils savaient c'était qu'il y avait un terrible combat entre la vie et la mort. Leurs chevaux cependant nagèrent vigoureusement en avant et ces bons animaux, à la fin, les mirent à terre sains et saufs. Ils reparurent chez eux où, retenant leur situation et prenant les remèdes convenables contre le froid, il n'y eut d'autre résultat de leur aventure que celui de la reconnaissance pour avoir échappé à un si grand danger (Le Canadien, 9 février 1825).

 

OBSERVATIONS

Les marchands de village, comme Timothée Franchère, sont une rouage important du fonctionnement d'une collectivité. En plus d'apporter dans la "culture" traditionnelle de la communauté des produits matériels, des nouveautés, des courants d'idées et un éventail toujours plus large de biens, ils facilitent les échanges. Sans eux les surplus des récoltes, la fabrication domestique, les mutations d'immeubles, le prêt d'argent et les investissements seraient immobilisés. Quand il échange le beurre ou la laine de la fermière contre le tweed et les shawls anglais, quand il achète le cuir du tanneur en retour d'outils de jardinage, il ne fait pas qu'un léger profit, il canalise des relations humaines entre habitants. Il fait le pont entre les besoins urbains et les nécessités rurales. Il introduit dans le quotidien et la routine journalière un brin de nouveauté.

 

Surtout, les marchands centralisent le crédit. En l'absence de banques, ils deviennent les facilitateurs d'échange. Comme le numéraire est rare, le crédit est l'outil généralisé. Le marchand de cette époque fait crédit de façon massive. Il le fait souvent moyennant hypothèque. Il achète même des créances, ou encore se fait payer par des remises de créance.

 

En période de croissance, le crédit nourrit le commerce et satisfait les partenaires. En période de crise, le crédit généralisé provoque des faillites en cascades. Le premier fournisseur réclame du grossiste son dû. Celui-ci se rabat sur ses détaillants dans les villages. Ces derniers réclament des clients leurs obligations. D'où les saisies de meubles et de terres. Le règlement des dettes agit comme une pompe aspirante. C'est ce qui s'est produit dans la décennie 1840 dans la région de Chambly. Les familles Hatt et De Salaberry ont subi les tenailles des créanciers. Les familles Yule, Franchère et Soupras ont survécu aux impératifs financiers.


Envoyé à L'Ancêtre, 10 janvier 2005. Publié dans L'Ancêtre, no 280, automne 2007.




 
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