SHSC | Recensements - Saint-Mathias 1765
Index de l'article
La population de Saint-Mathias selon le recensement de 1765
La démarche suivie et les limites du recensement
Le territoire recensé
L'interprétation
Les notables et domestiques
Les 108 unités d'habitation
Des résidants de Beloeil recensés à Saint-Mathias
Famille qui ont résidé dans la région Chambly-Saint-Mathias et non recensés
D'origine autre que française
Quelques observations
Quelques grandes familles fondatrices
Épilogue
Références
Toutes les pages
L'interprétation
Que doit-on comprendre des chiffres donnés dans la colonne: semence en 1765? Est-ce le nombre d'arpents ensemencés ou le nombre de minots semés ? Si c'est ce dernier, de quels minots s'agit-il ? De blé seulement ? Ou aussi d'avoine et de pois ? Le recenseur voulait-il connaître l'état du défrichement ? Voulait-il savoir le rendement agricole des habitants ? Dans ce dernier cas, il aurait dû s'informer des minots récoltés tout autant que de ceux semés.
Selon le rapport du gouverneur Gage à son ministre, à Londres, il s'agit bien de la quantité de grain semé, exprimée en minots. Un autre auteur avait considéré ce chiffre, pour le recensement de Chambly, comme étant les "surfaces ensemencées" Il a fait de même pour le recensement de Saint-Mathias, publié dans la monographie de cette paroisse. Benjamin Sulte dans son Histoire des Canadiens-français, volume 7, page 123, indique bien au recensement de 1765, minots semés. Nous considérons ce chiffre comme étant les minots de blé ensemencés, en négligeant les pois et les autres céréales.
Par ailleurs, nous avons pu confronter les chiffres du recensement avec plusieurs actes notariés, des concessions, des ventes, des inventaires, des partages.
L'inventaire de feu René Barrière (no -70) fait en octobre, donc après les récoltes, nous apprend qu'il a engrangé 200 minots de blé et 32 d'avoine, qu'il a un cheval et une jument et qu'il est propriétaire d'une terre de 90 arpents en superficie, et une petite maison bien logeable avec une cheminée ferrée, valant 150 livres (Antoine Grisé: 18-10-1768). Sous la colonne "semence" en 1765, on lisait le chiffre 10. Il faut donc comprendre 10 minots semés.
L'inventaire de Joseph Bazinet (no -46) et de feue son épouse,Thérèse Bricaut, dressé par le notaire Antoine Grisé, le 30 mai 1768, démontre que les données du recensement concordent assez bien avec celles de l'inventaire, quant au cheptel possédé. Détail intéressant: Joseph Bazinet habite une maison de pierre, bien logeable, de 30 pieds de front par 31 pieds de large, avec deux cheminées, bien ferrées, valant 1800 livres. Ses voisins sont Gilles et Joseph Brouillet. (Antoine Grisé: 30-5-1768). Les données du recensement seraient donc fiables, concernant cet habitant.


 
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