Napoléon 1er dans ma cour! PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Rédacteur   
Dimanche, 29 Janvier 2012 22:32

 

napolon du jardin bUn gardien un peu insolite veille dans la cour du petit immeuble où je loue un appartement, sur la rue Martel, près du presbytère, à Chambly. Napoléon 1er, tout de granit, se dresse là, au milieu de jolis rosiers entretenus avec soin par la propriétaire des lieux. Il a la tête solide puisque Gilles, le mari de la propriétaire, me raconta ceci. (Cliquer sur la photo pour l'agrandir)

 

«Tu vois, il n'a pas bougé depuis bien longtemps. Une grosse épinette qui bordait le jardin, au tronc quasi centenaire, s'est abattue sur le bicorne de l'empereur, lors d'une tempête hivernale, il y a quelques années. Lui n'a pas bronché mais, par contre, le tronc de l'arbre vénérable a été fendu en deux au contact du buste. On peut dire sans exagérer qu'il a la tête toujours aussi dure! Presque 200 ans après sa disparition, il pourfend encore ceux qui se frottent à lui!»
 
Mais d'où vient ce Napoléon? La maison a été construite autour de 1820, donc une année avant la mort de Napoléon. Diane, la propriétaire, pense que la maison a été habitée, à une certaine époque, par le notaire Charles Roy, marié à Adèle Allard. Incidemment, Adèle était la fille d'un certain Charles Allard et sa maman serait descendante Charles-Michel de Salaberry. Adèle était grande admiratrice de Napoléon!
 
Notre Napoléon, dans tout cela? «Peut-être rapporté de France, dans les années 1930», de l'avis de Diane. Avant ces dates, on en avait trace ici, à la maison, que sa famille occupe depuis près d'un siècle et demi... Certains parlent d'une origine plus ancienne, mais ce buste insolite, lui, n'a pas bougé de son socle depuis le grande crise des années 30!
 
Pas bougé de son socle? Pas tout à fait vrai, car des galopins du quartier de ces temps jadis (nos grands-pères ou arrière-grands-pères, peut-être. S'en souviennent-ils encore?) venaient, discrètement, pendant la nuit, faire faire un tour de 180° au vénérable empereur de granit pour qu'il tourne le dos, au petit matin, à son admiratrice. Et celle-ci, hurlant de colère, malgré son âge avancé, utilisait toutes ses ressources pour le remettre en bonne position afin qu'il lui fasse face! Le dialogue silencieux empreint de vénération pouvait alors reprendre jusqu'au prochain méfait!
 
Mon histoire est sûrement romancée, car les souvenirs de Diane sont assez diffus. Si quelqu'un peut recoler les morceaux de généalogie et de chronologie de cette énigme, nous pourrons enfin lever le voile sur ce mystérieux Napoléon qui ne dialogue plus qu'avec la belle mais très indépendante chatte de la maison, madame Chouchoune.
 
Rédaction: Jean-Marie Balard


Mis à jour le Mardi, 31 Janvier 2012 22:45
 
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