À la recherche de N. Lemoult et Léon Potel PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Rédacteur   
Lundi, 06 Février 2012 22:07

 

grammaireQui est ce Français, N Lemoult (prénom inconnu) qu'on trouve à Montréal vers 1828-1830? «Lemoult (M) ex-officier de la Garde Impériale, mort en 1832, inspecteur des contributions indirectes à Angoulème, publia à Montréal, en 1831, de concert avec M. Potel, son compatriote, une grammaire française», peut-on lire dans le Dictionnaire historique des hommes illustres du Canada et de l'Amérique.

 

Le journal La Minerve écrivait: «C’est en effet un spectacle extraordinaire et digne de curiosité publique que de voir un renard, autrefois officier dans la garde impériale de Napoléon, aujourd’hui respectable par les suites de la goutte et l’apoplexie, devenu instituteur à Saint-Marc». (La Minerve, 7 janvier 1830). «M. Lemoult veut envoyer de Paris des professeurs de français. Déçu de la tournure des événéments de la royauté en France qui reviendrait à la tyrannie; il parait vouloir revenir au Canada.» (La Minerve, 25 avril 1831; 30 mai 1831).

 

«Un de nos compatriotes que les événements de 1815 avaient fait passer en Amérique, M. Lemoult, chevalier de la légion d’honneur, allait établir à Montréal une école normale pour les études commerciales et industrielles, lorsqu’il a cédé au désir de rentrer dans la patrie forte et grandie de trois siècles en trois jours, dit-il. Un député l’invite à choisir des professeurs français pour fonder avec M. Potel, jeune instituteur, déjà très considéré dans ce pays, un collège civil.» (Le Canadien, 6 juillet 1831). Qui est précisément ce N. (?) Lemoult? Quand arrive-t-il au Canada? Qu'est-il advenu de lui?

Son compatriote, Léon-Charles-Eugène Potel, instituteur, est mieux connu. Mais nous cherchons sa descendance et son lieu de décès.

Potel et Lemoult ont publié une grammaire française, à l'usage de la jeunesse canadienne en 1831. «Nous apprenons avec plaisir que le grammaire française de MM. Lemoult et Potel, depuis longtemps attendue, achève maintenant d'être imprimée et qu'elle sera publiée sous peu de temps. Elle sera en vente chez Fabre.» (La Minerve, 10 et 13 mars 1831). Léon Potel, professeur de langue française, fils de François-Marie Potel, avocat à Paris, et de Geneviève-Sophie Colins (?), épousait à Chambly le 20 octobre 1835 Hermine-Ursule Frémont, fille de feu Charles Frémont, colonel de milice et de Charlotte Voyer (Boileau, 19 octobre 1835. Registre de St-Joseph, 11 avril 1841. La Minerve, 19 juillet 1830, un poème de Léon Potel).

 

Il est promu enseigne de milice à Chambly en 1839. Le couple Potel-Frémont fait baptiser Alphonse-François-Marie Potel le 3 juin 1838 à Saint-Joseph-de-Chambly. Il achète et vend des parts dans le horse-boat qui assurait la traverse sur le bassin de Chambly. (Paul Bertrand, 17 janvier 1840; 24 janvier 1841; 3 juin 1841).Léon Potel sera engagé comme premier et principal professeur et préfet des études, au collège de Chambly, en aout 1841 (Registre du collège, aout 1841; Mélanges religieux, 20 août 1841, no 5). Il quitte ce collège de Chambly, où il avait été directeur des études et professeur, le 12 janvier 1842. (Archives du diocèse, III-H Collège de Chambly, 1823-1868). Léon-Charles-Eugène Potel, demeurera ensuite à Saint-Charles-sur-Richelieu, où il est registraire adjoint. Il vend à Louis-Michel de Salaberry, demeurant à Chambly, une terre à Saint-Mathias. (Paul Bertrand, 4 mars1843, no 4008). Puis il y a cette publicité: «Léon Potel, professeur de français de l'Académie de Paris, a été nommé maître de langue française pour l'établissement connu sous le nom de High School of Montreal». (La Minerve, 25 septembre 1843)

Après cette annonce, nous perdons de vue le professeur Potel. Où a-t-il vécu par la suite? Où est-il décédé? A-t-il des descendants?

 

Rédaction: Paul-Henri Hudon

 


Mis à jour le Lundi, 06 Février 2012 22:39
 
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