SHSC | Clins d'oeil historiques
Des élections bien arrosées
Écrit par Paul-Henri Hudon   

Notre folklore politique, ces élections gagnées à coup de pots de vin, ça ne date pas d'hier. Au siècle dernier, à Chambly, les notables du lieu, comme l'industriel Samuel Thomas Willett y vont de leurs aumônes, des liquidités, veux dire. Sans parler des intimidations, des menaces et des corruptions de toute nature.

M Amable Jodoin aurait retenu d'avance des hôtels de Chambly et payé grassement.[1]

M. Samuel Thomas Willett de Chambly est appelé à témoigner. Il avoue: J'ai voté à la dernière élection. J'ai travaillé à cette élection. J'ai employé mon influence. J'ai payé mes propres dépenses. Alfred Dubuc, charretier de Chambly, a travaillé à l'élection. Il a demandé 100 $ pour ses services. M. Augustin-Pierre Jodoin, maire de Longueuil, frère du candidat, dit que l'élection lui a coûté entre 9 000 et 10 000 $, dont 100 $ donné à Dubuc. Il n'a rien donné à Willett.[2]

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Nouvelles de Chambly
Écrit par Paul-Henri Hudon   

 

LA PLUIE CONTRE LE CHOLÉRA

À la sécheresse de près d'un mois et demi et aux grandes chaleurs dont on a tant souffert, ont succédé enfin quelques ondées qui ont rafraîchi le temps et qui ont donné une nouvelle vigueur à la végétation. On espère encore que ces pluies en purifiant l'air arrêteront au moins ou purifieront la violence de l'épidémie.

(L'Écho du Pays, 14-8-1834)

 

LES VERS S'Y METTENT

Les récoltes: En quelques endroits, tels que Laprairie et Chambly, la récolte de blé, au rapport de quelques cultivateurs que nous avons vus, est fort mauvaise. Une espèce de petits vers ayant détruit la partie supérieure de l'épi.

(L'Écho du Pays, 11-9-1834)

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Quand le fort sauve le presbytère, le 5 juin 1809
Écrit par Paul-Henri Hudon   

Le soussigné se sert de la voie de ce papier pour faire, au nom de toute la paroisse de Saint-Joseph de Chambly et au sien propre, les plus amples et les plus sincères remerciements à tous ceux qui ont porté secours avec le plus grand zèle à l'incendie qui a eu lieu dans la nuit du 4 au 5 courant, et très particulièrement au lieutenant-colonel Vincent du 49e régiment, commandant la garnison au fort Chambly, et à messieurs les officiers et aux soldats sous son commandement.

C'est à la promptitude, à la dextérité et à l'ardeur avec laquelle ils ont servi le feu qu'est due pour la troisième fois la préservation du presbytère, d'une autre maison et d'un hangar, lesquels devaient selon toutes apparences être dévorés par les flammes. Si le soussigné ne s'est pas acquitté plus tôt de ce tribut d'éloges si justement mérités, c'est qu'un fâcheux accident, arrivé quelques heures avant, lui a rendu la chose impossible jusqu'à présent.

Chambly, 24 juin 1809. Jean-Baptiste Bédard, prêtre, curé de Chambly. [1]

 

[1]Montreal Gazette, 3 juillet 1809

 
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