SHSC | Clins d'oeil historiques
Le chemin de Chambly
Écrit par Paul-Henri Hudon   

Sa Majesté approuve qu'on emploie les troupes cette année (1704) à faire des chemins dans les bois pour la commodité des habitants, et qu'on commence par celui de Chambly à Montréal, qu'ils estiment le plus pressé.

Le 26, j'ai remis le fort Sainte-Thérèse à M. Duprat qui resta là avec sa compagnie, la Colonelle et celle de Rougemont, et j'amenai avec moi les compagnies de Contrecoeur, Lafredière et la mienne, et nous allâmes au fort Saint-Louis pour nous embarquer sur la rivière pour aller à Montréal. Le même jour, M .le gouverneur me fit commander 36 hommes avec 6 officiers ou sergents pour aller travailler à faire un chemin de ce fort Saint-Louis à Montréal à travers le bois et marais; quoi que la plupart fussent malades, je lui représentai que ce chemin se ferait mieux l'hiver lorsqu'il gèle; bien qu'à présent que les hommes auraient de l'eau jusqu'à la ceinture, il voulut qu'ils le fassent.

(RAPQ 1938-39, Mémoire du Roi à MM. de Vaudreuil et de Beauharnois, 14 juin 1704, p. 31).

 
On embauche à Chambly
Écrit par Paul-Henri Hudon   

Avis est par les présentes donné que Samuel et Stephen Reddington Andres et Cie ont besoin de 200 à 300 journaliers pour travailler au canal de Chambly; ils désirent avoir des Canadiens et s'engagent à leur donner de l'ouvrage à part des Irlandais et autres employés du dit canal. Ils donneront 2½ chelins à 3 chelins par jour.

(L'Écho du Pays, 23 mai 1833).

 

Avis émis le 20 juin 1833: On a besoin immédiatement de 100 journaliers canadiens pour travailler au canal de Chambly. On donnera au moins 1 écu par jour, et on payera en argent comptant tous les samedis soir.

(L'Écho du Pays, 10 octobre 1833).

 
Faut-il macadamiser le chemin de halage?
Écrit par Paul-Henri Hudon   

L’honorable M. Emmerson répond en Chambre des Communes à un député : Il y a eu un crédit voté l’an dernier pour ce travail. L’ingénieur dit que les matériaux et la main d’œuvre coûteront  4 000$. On prétend que le chemin est impraticable pendant la saison pluvieuse. La terre qu’on a enlevée pendant la construction du canal a été employée à construire ce chemin de halage et c’est ce qui a gâté l’ancien chemin. À certaines saisons de l’année, l’eau du canal monte jusqu’à un pied ou deux du chemin et c’est ce qui le rend mou et presque impraticable. La voie publique passe sur le terrain du gouvernement. En 1873, on a macadamisé environ un mille de ce chemin. Le chemin de halage macadamisé s’étend de St-Jean, écluse numéro 1, à Chambly, écluse numéro 2.

C’est sur le côté ouest. Ce n’est pas seulement un chemin de halage, c’est aussi un chemin public. … Le niveau de l’eau a été élevé depuis que le canal est construit. La hauteur des portes d’écluse a été détrempée par l’eau. … etc.

 

(Débats de la Chambre des Communes, session 1904, 16 juillet 1904, vol IV, pages 6959 à 6964).

 
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